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Basket : la Ligue refuse la montée de l’ADA, les élus locaux s’insurgent

26 juin 2018 à 00h01 Par Denis Deshayes
Crédit photo : Crédit photo : ADA Blois Basket 41 - Tuan Nguyen

En attendant de savoir si les recours engagés feront évoluer la situation, l’ADA Blois Basket 41 doit encaisser : la Ligue Nationale lui refuse sa montée dans l’élite pour cause d’absence de centre de formation. Les élus locaux, écœurés, soutiennent le club.

A la fête succède un vif sentiment d’injustice. Sacrée championne de France de Pro B, l’ADA Blois Basket 41 s’est vu refuser ce lundi 25 juin la validation de sa montée dans l’élite pour la saison prochaine. Pour motiver sa décision, la Ligue Nationale de Basket met en avant l’absence de centre de formation en fonctionnement : "J’ai une réaction de colère et de déception, devant ce qui est la non reconnaissance des résultats sportifs de notre club" réagit Marc Gricourt, maire de Blois.

S’il reconnaît qu’il s’attendait à ce rejet venant de la LNB, Marc Gricourt assure néanmoins ressentir "beaucoup d’incompréhension face au refus de la part de la ligue d’accorder une dérogation à l’ADA au sujet du centre de formation, alors que cette même ligue avait accepté il y a quelques années que Monaco monte en Pro A sans, justement... de centre de formation".

Pour Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental, le refus de la LNB revient à dire "que les territoires ruraux n’ont pas le droit à l’élite", ce qui, à ses yeux, peut avoir un impact important "et pas seulement sur la préparation de la prochaine saison, aussi et surtout pour toutes celles et tous ceux qui suivent ce club et qui vont se demander désormais si finalement les grosses fédérations veulent bien d’un club comme Blois dans l’élite".

D’autant qu’on sait, ici sur le territoire, "que tout est prêt pour la mise en place du centre de formation pour la rentrée de septembre" affirme Marc Gricourt, rappelant que des accords ont été trouvés pour une mise à disposition des locaux, l’accueil des jeunes au lycée Augustin-Thierry, le recrutement de la direction du centre et l’engagement financier des collectivités.

Ville comme département sont derrière l’ADA : "Juridiquement, il faut se battre. Et je considère que le cas de Monaco doit faire jurisprudence" fait savoir le président Perruchot, suivi par Marc Gricourt qui assure soutenir la volonté du club d’engager une procédure auprès du tribunal administratif. "Je compte sur une décision d’équité et de transparence, j’espère que la justice reconnaîtra qu’il y a eu erreur d’appréciation de la part de la Ligue Nationale de Basket" lance le maire de Blois.