Deuxième sortie d’autoroute à Blois : l’agacement de Nicolas Perruchot

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31 janvier 2018
Par Nicolas Terrien
Le président du Conseil départemental de Loir-et-Cher se dit prêt à financer seul l’échangeur qui fait débat depuis près de douze ans dans le blaisois. Une impatience encore attisée par une nouvelle étude de 16 mois qui doit être lancée dans l’année par Cofiroute.

Trop, c’est trop (long) ! En ce début 2018, Nicolas Perruchot choisit de taper du poing sur la table, et se dit prêt à lancer le projet dans la mandature : "Si nous perdons encore 16 mois dans des études, je pense que je prendrai mes responsabilités. J’irai déjà voir Cofiroute pour leur demander pourquoi c’est si long alors qu’une étude a déjà été réalisée avec la société Aegis. S’il s’agit juste de faire perdre du temps aux collectivités, nous ne pouvons pas nous le permettre alors que la métropole de Tours se développe !" s'agace le président du Conseil départemental de Loir-et-Cher.

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Perruchot impatient, Degruelle mesuré...

Pas sûr que sa détermination suffise... En effet, le président d’Agglopolys reste réservé et n’affiche toujours pas d’avis arrêté sur la question : "C’est un choix de société, et on n’envisage plus les projets en 2018 comme nous les envisagions il y a 10 ou 15 ans" explique Christophe Degruelle en s’appuyant sur la récente décision du gouvernement dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes. "Je vais être très attentif à cette nouvelle étude qui va être lancée cette année. Les groupes de travail se mettent en place, et nous aurons l’occasion d’en reparler..." ajoute-t-il.

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Et Thiollet archi-contre !

Sans surprise, l’impatience départementale alarme les écologistes : "Pour Nicolas Perruchot, l’avenir du transport, c’est l’autoroute, avec des véhicules nécessairement bien plus rapides qu’aujourd’hui pour être capable de rallier Tours en 20 minutes. C’est inquiétant" affirme François Thiollet d’EELV Loir-et-Cher. "Il nous semble important d’alerter aujourd’hui sur la nécessité de penser l’avenir des déplacement dans le département autrement que par le seul prisme routier, et autrement que par une logique de surenchère d’infrastructures ruineuses".