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Nogent-le-Rotrou : une convention pour les lycéens décrocheurs

27 février 2018 à 12h24 Par Emilien Borderie
Crédit photo : Crédit photo : Facebook lycée Rémi-Belleau

C’est un fait, il n’existe pas de solution miracle pour résoudre le problème du décrochement scolaire. Toutes les idées étant donc bonnes à prendre, le lycée Rémi-Belleau à Nogent-le-Rotrou propose une immersion professionnelle à ses élèves en disgrâce avec le cursus classique, dans le cadre d’un partenariat conclu avec l’union locale des commerçants.

Au lycée Rémi-Belleau à Nogent-le-Rotrou, on n’est jamais à court d’idées pour faire réussir les élèves. Même les plus allergiques à l’école. Dernier exemple en date : la signature d’une convention avec l’UCIAL, l’union locale des commerçants et artisans. Actuellement, deux jeunes "décrocheurs" sont accueillis dans des entreprises adhérentes, l’un dans le domaine des travaux électriques, l’autre dans un magasin : "Nous avons, sur tous les niveaux, des élèves pour lesquels tout a été essayé. Dispositif de remédiation, prise en charge individuelle, dialogue avec les parents, rien ne marche face au phénomène du décrochage. Or, nous avons un devoir humain vis-à-vis de ces élèves en rupture. Et là où l’école ne réussit pas, l’entreprise peut parfois faire quelque chose" explique Michel Toumoulin, proviseur du lycée Rémi-Belleau.

Un parcours personnalisé

Boucher, bijoutier, responsable de grande distribution, plombier… On trouve une multitude de domaines professionnels au sein de l’UCIAL : "Il y a nécessairement un métier qui intéressera nos décrocheurs" estime Michel Toumoulin, en précisant qu’il ne s’agit pas "d’évacuer le problème, de jeter le bébé avec l’eau du bain" mais au contraire "de construire un parcours, un projet on ne peut plus personnalisé, pour accompagner avec un parrain en milieu professionnel l’élève concerné". Et puis, quoi de mieux que goûter avant de s’engager : "Si un jeune se dit intéressé par la boulangerie, il essaye. Si une fois qu’il a les mains dans le pétrin, on constate que ça ne va pas, alors l’UCIAL peut mobiliser son réseau pour trouver un autre parrain dans une activité différente" souligne le chef d’établissement.