Sarthe : 81 millions d’euros versés pour les arrêts de travail

08 décembre 2017
Par Emilien Borderie
L’année 2017 n’est pas encore terminée, n’empêche : les indemnités journalières versées pour des arrêts de travail en Sarthe sont déjà en hausse de 6% comparées à celles de l’an dernier.

Les chiffres liés au coût des arrêts de travail pour la sécurité sociale donnent le vertige : au plan national, on est autour de 7 milliards d’euros par an. Et la tendance est à l’augmentation, comme en Sarthe par exemple : "depuis 2014, les versements d’indemnités journalières croissent à un niveau soutenu, particulièrement pour le risque maladie. En 2016, la CPAM de la Sarthe a versé aux assurés du département affiliés au régime général, 81 millions d’euros d’indemnités journalières" indiquent les services de la "sécu" au Mans, avant de préciser qu’à "fin novembre 2017, on observe une évolution globale des dépenses d’indemnités journalières de 6%"… sachant qu’il reste encore un mois avant de boucler totalement l’exercice.

25 millions d'euros pour des accidents

Sur la totalité de la somme versée aux assurés sarthois, la CPAM précise avoir consacré 56 millions d’euros à des arrêts maladie et les 25 millions restants, pour des interruptions professionnelles liées à des accidents du travail. Le tout, réparti en 205 600 arrêts enregistrés depuis le mois de janvier. Le poste "indemnités journalières" représente actuellement 6,3% des dépenses globales de la Caisse primaire d’assurance maladie sarthoise.

L'agroalimentaire pèse lourd

En Sarthe, les salariés des secteurs du transport, de la santé et de l’action sociale représentent une part importante des versements d’indemnités journalières par l’assurance maladie, mais c’est de loin l’industrie agroalimentaire qui "pèse" le plus avec 5 millions d’euros débloqués entre janvier et septembre pour des arrêts de travail : "La Sarthe est un département plus industrialisé que la moyenne des départements de France métropolitaine, puisque l’industrie y représente environ un emploi sur cinq, contre environ un emploi sur sept dans le reste du pays" tempère la CPAM sarthoise.

Des conditions à respecter... en théorie

Dans une étude menée pour le compte des CPAM, de nombreux médecins ont évoqué "la pression des patients et le contexte socio-économique de l’entreprise avec des situations de conflit avec les employeurs, comme étant des éléments ayant un impact sur la prescription d’arrêt de travail". Or, la "sécu" le rappelle : "La prescription d’un arrêt de travail est un acte médical. Sa durée et les conditions d’arrêt sont à respecter".