Rouen va renouer avec la tradition du carnaval

Rouen va renouer avec la tradition du carnaval

Modifié : 2 mars 2025 à 19h25 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM

Ambiance festive et subversive, le dimanche 9 mars, à l'occasion du "Carnaval da Rouen". Un nouvel évènement qui prendra la forme de diverses animations et d'un défilé, dans la tradition des fêtes qui ont rythmé cette période de l'année, entre les XIVe et XVIIe siècles.

Après avoir participé à différents carnavals à travers l'Europe, Ludivine, une guide conférencière, s'est interrogée sur la possibilité d'organiser un tel évènement à Rouen. Un intérêt qui l'a plongée dans l'histoire d'une confrérie, celle... des "connards", qui organisait une grande fête populaire à partir du Moyen-Âge et jusqu'au XVIIe siècle : "Ils élisaient un abbé et paradaient comme ça dans la ville. Et on pouvait voir dans le cortège tout un tas de trucs complètement grotesques, complètement loufoques, complètement satiriques".

Des ateliers pour se préparer

Des saltimbanques, des bouffons et des gueux paraderont donc le 9 mars prochain. Mais pas uniquement, car des ateliers sont organisés -dont plusieurs aux "Tatas Fripées"- depuis le début du mois pour permettre aux volontaires de se préparer en vue de l'événement et laisser libre cours à leur imagination : "Ça permet de donner aussi une dimension culturelle, artistique et collective au carnaval" souligne Ludivine. Annabelle défilera,elle, avec sa couronne pailletée conçue à partir de matériaux de récupération : "J'ai déjà fait des carnavals quand j'étais petite, et je me déguisais toujours en princesse alors pourquoi pas adulte aussi !".

Carnaval da Rouen

Un serre-tête en forme de "Saint-Honoré"

Ce sera un costume un brin plus extravagant pour Hélène, et en relation avec son métier : "Je suis en train de faire un serre-tête en forme de Saint-Honoré parce qu'en ce moment je travaille dans une boulangerie et je vais coudre des petits gâteaux sur une jupe rehaussée par des cerceaux". Et du côté des plus jeunes, Grégoire et Joseph sont venus préparer leurs masques, accompagnés de leur maman Bérangère, elle aussi munie de ciseaux et de tubes de colle : "C'est un ours, on l'a un petit peu décoré mais au début on voulait faire un loup […] J'ai inventé, je ne sais pas vraiment ce que c'est […] Je n'avais pas trop prévu de défiler avant de venir mais du coup on va y aller maintenant qu'on a les masques". Et le dimanche 9 mars, treize points de chauffe, -des lieux de rendez-vous - permettront au public de converger vers le point de départ du défilé fixé place du Vieux-Marché.